Anti-inflammatoire de l’arthrose : la curcumine

Anti-inflammatoire de l’arthrose : la curcumine, ou épise sacrée

Anti-inflammatoire de l'arthrose : le curcuma Longa

Le curcuma longa ou  turmeric ou safran des Indes comme anti-inflammatoire de l’arthrose : c’est une plante herbacée dont on utilise le rhizome séché et transformé en poudre. Il est largement inclus dans l’alimentation. Ainsi dans l’Asie du sud : c’est le curry, dans le Maghreb : c’est le ras-el-hannout, à Madagascar et à La Réunion : c’est le safran peï mais aussi aux Antilles : c’est le colombo. Il est aussi utilisé comme colorant pour les vêtements jaune-orangé des moines boudhistes ou dans l’industrie alimentaire : c’est le jaune E100. Depuis plus de 1000 ans, il fait partie des principes anti-inflammatoires de la médecine traditionnelle indienne ayurvédique. Sa consommation régulière dans certains pays semble corrélée avec la moindre fréquence des cancers colo-rectaux ou de la maladie d’Alzheimer. Cette constatation a induit un axe important de recherche actuelle. Les propriétés thérapeutiques de la curcumine sont décuplées avec la présence de pipérine que l’on trouve dans le poivre. Le curcuma contient au moins trois principes actifs essentiels appelés curcuminoïdes à l’origine de son action anti-inflammatoire : le diferuloylmethane (82 %), la demethoxycurcumine (15 %) et la bisdemethoxycurcumine (3 %). Cette action est en cours d’investigation dans la polyarthrite rhumatoïde.

Etudes cliniques dans l’arthrose

Les premiers travaux dans l’arthrose datent de 1980 (1) et montrent l’efficacité de la curcumine sur les douleurs mais cette étude ne comporte pas de groupe témoin. Une étude récente (9) a aussi montré l’action bénéfique d’une préparation en capsule à base de curcumine sur les douleurs et la fonction d’une cinquantaine de sujets arthrosiques.

Mode d’action dans les tissus articulaires

20 ans plus tard son action inhibitrice sur les métalloprotéases de matrice (MMP)   de la membrane synoviale de la polyarthrite est démontrée (2). Ce travail est confirmé ensuite (3) par une autre étude qui montre l’action inhibitrice donc anti-inflammatoire sur la collagénase (MMP1) et la stromélysine (MMP3) mais aussi antiradicalaire de la curcumine. Il est aussi montré que la substance inhibe les prostaglandines (4) et enfin qu’elle s’oppose à l’action apoptosique et destructrice sur le chondrocyte de la cytokine pro-inflammatoire IL1β (5). Cette substance semble de plus avoir un effet anti-inflammatoire dose-dépendante. En considération de tous ces effets bénéfiques montrés in vitro, peu de travaux ont été réalisés in vivo et l’on ne sait pas par exemple quelles sont les doses efficaces idéales chez l’homme ni les seuils de toxicité possibles dépendants probablement directement d’une biodisponibilité mal étudiée. Il reste que la curcumine a un grand potentiel médical d’avenir. Parallèlement à son utilisation par voie orale, la curcumine est testée par voie cutanée incorporée dans une cyclodextrine (6). Un des autres axes de recherche est la potentialisation possible par cette substance de l’action des anti-inflammatoires non stéroïdiens classiques et notamment celle du célécoxib qui en association serait aussi d’utilisation plus sûre (7)(8).

A noter

L’association de deux anti-inflammatoires naturels tels que curcumine et harpagophytum est tout à fait judicieuse. Ainsi la composition d’Ainat, complément alimentaire proposé dans les douleurs de l’arthrose et des affections musculotendineuses, complétée par les effets notamment anti-oedemateux de la bromélaîne, répond parfaitement aux suggestions des travaux précédents et participe à l’amélioration de la qualité de vie.

L’harpagophytum Procumbens 120 mg ou griffes du diable ou racine de Windhoek est issu de la médecine traditionnelle africaine

La curcumine 16 mg se situe au 5ème rang quant à son contenu en antioxydants parmi plus de 1000 aliments analysés.

La bromelaïne 49 mg est l’ingrédient actif de l’ananas. C’est une enzyme qui a la propriété de digérer les protéines.

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Bibliographie

(1)    Deodhar S.D., Sethi R., Srimal R.C. Preliminary study on antirheumatic activity of curcumin (diferuloyl methane) Indian J. Med. Res. 1980;71:632–634.

(2)    Onodera S., Kaneda K., Mizue Y., Koyama Y., Fujinaga M., Nishihira J. Macrophage migration inhibitory factor up-regulates expression of matrix metalloproteinases in synovial fibroblasts of rheumatoid arthritis. J. Biol. Chem. 2000;275:444–450.

(3)    Jackson J.K., Higo T., Hunter W.L., Burt H.M. The antioxidants curcumin and quercetin inhibit inflammatory processes associated with arthritis. Inflamm. Res. 2006;55:168–175.

(4)    Park C., Moon D.O., Choi I.W., Choi B.T., Nam T.J., Rhu C.H., Kwon T.K., Lee W.H., Kim G.Y., Choi Y.H. Curcumin induces apoptosis and inhibits prostaglandin E(2) production in synovial fibroblasts of patients with rheumatoid arthritis. Int. J. Mol. Med. 2007;20:365–372.

(5)    Shakibaei M., Schulze-Tanzil G., John T., Mobasheri A. Curcumin protects human chondrocytes from IL-l1β-induced inhibition of collagen type II and β1-integrin expression and activation of caspase-3: An immunomorphological study. Ann. Anat. 2005;187:487–497.

(6)    Hegge A.B., Masson M., Kristensen S., Tonnesen H.H. Investigation of curcumin-cyclodextrin inclusion complexation in aqueous solutions containing various alcoholic co-solvents and alginates using an UV-VIS titration method. Pharmaze. 2009;64:382–389.

(7)    Lev-Ari S., Lichtenberg D., Arber N. Compositions for treatment of cancer and inflammation. Recent Pat. Anticancer Drug Discov. 2008;3:55–62.

(8)    . Lev-Ari S., Strier L., Kazanov D., Elkayam O., Lichtenberg D., Caspi D., Arber N. Curcumin synergistically potentiates the growth-inhibitory and pro-apoptotic effects of celecoxib in osteoarthritis synovial adherent cells. Rheumatol. (Oxf.) 2006;45:171–177.

(9)    Belcaro G, Cesarone MR, Dugall M, Pellegrini L, Ledda A, Grossi MG, Togni S, Appendino G. Efficacy and safety of Meriva®, a curcumin-phosphatidylcholine complex, during extended administration in osteoarthritis patients. Altern Med Rev. 2010 Dec;15(4):337-44

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